Utiliser les «
permis négociables » dans le secteur des transports
? Une idée complètement farfelue… La plupart
de ceux qui se sont posé la question pensent que cela
serait beaucoup trop coûteux à administrer, compte
tenu de la multiplicité des acteurs du secteur (automobilistes,
transporteurs de marchandises, chargeurs, etc.). Malgré
ces « évidences » j’avais proposé
de lancer la réflexion sur cette idée dès
1998 dans le cadre du GDR Oïkia.
Cela a donné lieu à un premier
rapport (en 2000) où avec Grégoire Marlot
avons passé en revue les expériences ou projets
de permis négociables se rattachant au secteur des
transports et où nous proposions un système
de permis visant la consommation de carburant fossile par
les automobilistes, avec des estimations « brutes ».
Nous en avons tiré un article dans la revue Transports
(n°407 de mai-juin 2001). Nous avons prolongé la
réflexion et repris les calculs, pour présenter
le tout à la Conférence Mondiale sur la Recherche
dans les Transports à Istanbul en 2004 (le
papier ici). Il a été publié
dans Transport Policy)
Parallèlement le Conseil National des Transports s’est
emparé de la question dans le cadre d’un groupe
de travail présidé par Alain Bonnafous et dont
j’ai été rapporteur (avec Elisabeth Fricker)
: le rapport (juin 2001) est en ligne sur le site du CNT,
ou disponible
ici.
La Direction de l’Environnement de l’OCDE s’intéresse
à la question dans le cadre de ses travaux sur les
politiques de réglementation et notamment les potentialités
d’usage des systèmes de permis domestiques (par
opposition aux systèmes internationaux tels que prévus
par le protocole de Kyoto). Un séminaire s’est
tenu à Paris en septembre 2001 dans le cadre duquel
j’ai rapporté sur la question des transports,
les travaux ont été publiés dans un ouvrage
de l’OCDE («Implementing
Domestic Tradeable Permits. Recent Developments and Future
Challenges»). Il y a aussi un article
dans Transportation Research D qui reprend et développe
cette réflexion sur l’utilisation des permis
transférables dans le secteur des transports.
Nous continuons nos travaux sur ce thème en explorant
la possibilité de systèmes de permis d’émission
de gaz à effet de serre dans le secteur du transport
de marchandises, dans le cadre d’une recherche subventionnée
par l’ADEME.
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